jeudi 3 décembre 2015

Coupe franche

Il y a toujours l’amie qui sait pour nous et qui nous conseille de couper franchement. On ne sait pas, on n’est sûr de rien, et il faudrait trancher dans le vif, prononcer des mots définitifs…
Comme si tout était noir. Alors qu’il y a aussi de la couleur, tellement de belles couleurs …Alors que l’on sent bien, au fond de soi, qu’une coupe franche, directe, soudaine, ça va saigner beaucoup…
Et puis on se dit qu’elle a peut-être raison. Qu’il ne faut pas hésiter.
Tout arrêter même si ça fait mal. Mais qu’il est difficile de prendre une décision, parfois !


213/366

45 commentaires:

  1. Oui, parfois... courage Célestine !

    RépondreSupprimer
  2. Oui la Céleste on ne coupe pas par exemple d'un trait une relation, une habitude, une passion, une amitié, comme s'il s'agissait d'une simple coupe d'une chose inerte, immobile, fixe, sans âme. Tout ce qui est bâti avec des sentiments, de l'amour, de l'amitié et surtout avec une grande passion, nécessite quand il faut une séparation, une coupe franche, un retour sur soi, une réflexion approfondie car des doutes nous submergent etc..On ne coupe pas ce qui naît d'une passion comme on coupe du bois à chauffer ou du pain à tartiner...! La vie est vraiment difficile même pour couper!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ..même pour couper court! j'allais dire
      Allez, bonne coupe de cheveux

      Supprimer
    2. Hé hé ...ce serait simple s'il s'agissait d'une coupe de cheveux...Parce que les cheveux, ça repousse...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    3. Pourtant, parfois, la coupe franche, d'un coup unique, d'une heure à l'autre, facilitera la cicatrisation nette, sans lambeaux de chairs qui demeurent sanguinolents bien longtemps.
      Alors ça peut saigner fort sur l'instant. C'est après (bien après ?) qu'on se dit : comme j'ai eu raison ! De ne pas me laisser déchirer lentement, mais surement, par morceaux de chairs successifs ; de ne pas avoir accepté les incessants coups de lame insidieux dans la chair, suivis de pansements qui ne tiennent pas ; de ne pas avoir laisser les arrachements lents et irréparables, qui ensuite amènent la gangrène mortifère qui gagne du terrain, comme une montée de mort.
      Oui, parfois la coupe franche, ouvre à la vie nouvelle.

      Supprimer
    4. Il n'empêche qu'au moment de tenir la tronçonneuse, on hésite...^_^
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    5. Alain X partisan des douches froides, ça se cicatrise vite !

      Supprimer
    6. @ AlainX: "...Gangrène... montée de mort." Comme tu y vas, toi !

      8o0

      Supprimer
  3. Ben tu sais moi, à part couper les cheveux en quatre.....
    Ti bacio

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La preuve par quatre, cher Blutch que tu sais partager !

      Supprimer
    2. J'espère que ça n'a rien à voir avec une fonction organique imméritée...
      Baci

      Supprimer
    3. MDR !!!!
      Pierre Dac, sors de ce corps tout de suite !
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  4. Quand en automne on taille les rosiers, on coupe, et recoupe, ceci afin qu'au printemps on donne leur chance à de nouveaux rameaux, plus jeunes, plus verts, plus vigoureux, et les fleurs qu'ils porteront seront magnifiques.

    Allez après cette belle par(ab)ole appelle moi Jésus ];-D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quelle belle parabole en effet...
      On a vu souvent rejaillir le feu de l'ancien volcan qu'on croyait trop vieux...
      Appelle moi Brel...^^
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

      Supprimer
    3. Ah mais justement, la taille du rosier est sélective : on choisit de couper certaines branches et d'en conserver d'autres. Ce n'est pas une "coupe franche"…

      Et que dire des rosiers grimpants, qui courent sur une façade ? Ils tirent leur beauté de leurs dimensions, du nombre incroyable de fleurs qu'ils produisent. Une coupe franche et c'en est fini !

      Il vaut mieux être sûr de son coup avant une coupe franche. Savoir ce qu'on gagne et ce qu'on perd…

      [un lapsus m'a fait supprimer le commentaire précédent]

      Supprimer
    4. Oui, j'ai vu ton lapsus, c'était drôle...
      C'est clair qu'une coupe franche, quand on aime les nuances, c'est un peu...définitif.
      Même si, comme sur la place de l'église à Saint Martin, la souche du tilleul que l'on croyait mort est envahie de rejets gourmands, un vrai hymne à la vie !
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    5. Hymne à la vie… Sans m'en rendre compte c'est exactement en ce sens que je t'ai répondu, plus bas.

      J'y suis revenu tardivement parce qu'il m'a fallu un peu de temps pour rassembler mes idées autour de ce sujet fortement chargé d'affects et de souvenirs personnels.

      Supprimer
    6. Oui je comprends Pierre.
      C'est tout à ton honneur d'être venu poser ta pierre (si j'ose dire) à l'édifice, malgré les souvenirs pénibles.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  5. On disait, je crois, "Les conseilleurs ne sont pas les payeurs" ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah les conseils...le nombre de citations d'auteurs qui tournent autour de ce thème !
      j'aime bien:
      "“N’écoute les conseils de personne, sinon du vent qui passe et nous raconte les histoires du monde.” Claude Debussy
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  6. Il faut simplement se dire que toute fin constitue les prémices d'un commencement ! Donc trancher peut être aussi quelque chose de positif.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui bien sûr, Daniel. Mais parfois, c'est plus simple sur le papier, qu'en réalité...

      Supprimer
  7. Je comprends tout à fait ce que tu peux ressentir, Célestine. J'ai ce problème, moi aussi : couper court avec certaines relations devenues impossibles, je ne peux pas, et pourtant ce serait préférable car j'y perds de l'énergie. Ah la la, indécision quand tu nous tiens ! ;-)
    Bon courage. Bises du soir.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le revers de la médaille, quand on est optimiste de nature comme moi, c'est que l'on voit toujours le bon côté des choses...
      les gens négatifs doivent avoir moins de mal à couper...
      Complexe, hein?
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Les gens négatifs ou sans scrupules...
      Complexe, oui, je confirme...

      Supprimer
  8. Je suis complètement incapable de prendre une décision...Enfin, je prends une décision et je me demande pendant des heures, des semaines voire des années (selon le sujet) si j'ai bien fait de prendre celle-là plutôt qu'une autre...Encore que, avec l'âge, ça passe, j'ai l'impression!
    Il y a toujours des décisions difficiles à prendre ou à ne pas prendre (on est bien avancé, là hein?!) Pour les décisions importantes, j'essaie toujours de les prendre seule (ou d'avoir l'impression de les prendre seule, mais c'est encore autre chose...) pour éviter les éventuelles rancunes...
    Courage et gros bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce qui est certain, c'est que l'on est toujours seul pour prendre une décision concernant soi-même.
      Tout le reste est littérature.
      merci Emilie
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  9. Il y a des décisions très difficile à prendre ! Celle de couper tout contact avec une amie de longue, de très longue date par exemple ! J'ai dû le faire, une question de survie, je subissais sa tyrannie depuis de trop nombreuses années, une maladresse de ma part et l'entente que nous vivions depuis pas mal de temps a volé en éclats. Jean m'a secoué les puces, les enfants aussi, il a fallu que je fasse une coupe franche ! Mais j'y pense tous les jours, la douleur s'atténue, Jean me rappelle à l'ordre de temps en temps... Tiens, te prendrais-je pour un psy ? :D Ton texte m'a trop rappelé ce qui m'a démolie. Je me demande si cette sciatique... Ouais, je devais en avoir plein le dos ! Bises.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. j'ai subi exactement la même chose avec une amie toxique qui m'empoisonnait petit à petit.
      ce que ç'a été dur de s'en remettre...mais je suis fière d'en être sortie.
      Désolée si je t'ai rappelé de mauvais souvenirs Mariejo.
      merci d'être venue témoigner...
      Bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  10. L'avis d'une amie, surtout si elle est proche et précieuse, est important. Son point de vue, moins entaché de subjectif, pourrait bien être plus posé. Mais peut-être aussi s'appuie-t-elle sur de douloureux ressentis personnels pas encore cicatrisés. Ou sur une expérience récente enthousiasmante, va savoir !
    L'avis d'une amie, surtout si elle est proche et précieuse, est toujours bon à prendre, car il est fait pour être entendu.

    Mais prenons garde de nous laisser définir !
    Jamais !
    Par personne !
    Pas même moi (ben tiens !) !
    Faire confiance à la vie, Se faire confiance, simplement...
    Surtout !
    De belles couleurs ou... la liberté !

    C'est curieux, dernièrement je me posais la même question: trancher, pas trancher... De belles couleurs ou... la liberté... Tsss, va savoir !

    ...'fin moi... t'vois bin !...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bin non, j'vois pas bin...
      C'est tellement subjectif tout ça...
      Moi pas trop savoir...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  11. Pile ou face !

    8o)))

    mais Jdirien...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je crois que ce serait un peu léger comme moyen de choisir...et que certains choix méritent mieux que les caprices d'une pièce de monnaie...
      je dis ça...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Je choix du hasard est toujours le choix de dieu si l'on en croit ce cher Albert...

      C'était Alphonse Allais, je crois, qui disait que tel homme jouait toutes ses décisions à pile ou face et qu'il s'en sortait aussi bien que tous ceux qui réfléchissaient interminablement.
      Baci et accolade au Janus de la décision

      Supprimer
    3. Et si Alphonse Allais...se coucher au lieu de dire des bêtises ?
      A pile ou face...non mais j't'en ficherais...Pourquoi pas aux dés, pendant que vous y êtes?
      :-)))
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  12. "Alors qu’il y a aussi de la couleur, tellement de belles couleurs …"
    Ca, c'est joli-gentil !
    Une mienne Amie m'avait un jour décrit ainsi ce genre de relations pas facile à gérer: "Jamais avec toi, jamais sans toi."... C'est le genre de truc où tu dois avoir l'impression d'avoir mis le doigt dans une voluptueux engrenage (si c'est possible, bande de rationalistes !) qui veut pas te lâcher... Sans doute pas simple, en effet...
    Il y aurait alors pour moi quelques questions fondamentales, par exemple: avec qui jouerai-je de la musique (irlandaise, évidemment), avec qui babillerai-je jusqu'au bout de la nuit, qui me caressera ?...
    Enfin, selon mes critères à moi, qui restent évidemment personnels. Surtout si l'autre préfère le bel canto, ou le flamenco, ou le ska...

    Hé !...

    RépondreSupprimer
  13. Tsss, faut lire: "Si, VIRGULE, c'est possible..."

    RépondreSupprimer
  14. Et puis, plus fondamentales encore, ces questions auxquelles aucune amie ne peut répondre à notre place et qu'il faut se poser au fond du coeur:
    - Est-ce que c'est bon pour moi ?
    - Est-ce que je me respecte ?
    Laisser mijoter à feu doux, tranquilpeinard, respirer amplement et conclure par: "Vas vers toi-même..."

    Bon, je crois que j'ai largement usé de la bande passante, je laisse la place...

    ;o)))

    RépondreSupprimer
  15. Il me semble que ce qui importe c'est le temps de la décision (ou de l'indécision…). Ce temps de maturation durant lequel on soupèse le pour et le contre, les conséquences envisageables, les renoncements et pertes induits. Et puis peu à peu, ou subitement, apparaît le temps de l'évidence : voilà ce que je veux (ou ne veux plus). Et là on tranche. Pas forcément avec la brutalité du bourreau, pas nécessairement dans le sanglant, pas obligatoirement dans le "tout ou rien". Ce qui importe dans la franchise de la coupe c'est son côté irréversible : une fois que c'est entamé il ne faut plus s'arrêter, ne plus vouloir revenir en arrière. D'où l'importance du temps de réflexion.

    Pour ma part, un jour confronté à un choix cornélien, la question qui s'est imposée était la suivant : où est "la vie" ? Où me sentirais-je le plus "vivant" ? Quel décision ferait que je me sentirais "tuer" cette vie en moi ? La réponse était claire et j'ai tranché.

    Bises franches

    RépondreSupprimer
  16. Awééé, c'est bien aussi ces questions, Pierre !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je vous remercie tous les deux pour vos réponses en forme de questions qui m'aident à essayer d'y voir clair. La vie est faite de décisions, j'en ai pris beaucoup, et tout ce que je sais, c'est que je n'ai jamais regretté une décision, une fois que je l'ai prise.
      Bises à tous deux
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer