J’ai
essayé de me fixer, de me choisir un port d’attache. Tenté de me sentir d’ici
plutôt que de là. De m’accrocher tel un
coquillage à un rocher. Mais l’appel du large est tellement fort parfois, le
vent des alizés tellement empreint de l’odeur douce et âpre du voyage, la mer
si rugissante et si pressante au cœur, que je me suis souvent laissé embarquer
vers d’autres rivages. Le temps d’entrevoir des lieux nouveaux, d’autres
vertigineux paysages, d’autres façons de traverser. Et je crois que malgré
mes efforts de sédentarité, je ne traverserai toujours la vie que comme une éternelle
touriste.
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Rêver un impossible rêve ?
RépondreSupprimerTraverser sur un pont, vers une autre rive, même si ce pont n'est que celui des Arts ];-D
Les rêves sont toujours un peu impossibles par définition...
RépondreSupprimerS'ils se réalisent ils deviennent le réel.
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Ton billet m'a fait rêver!
RépondreSupprimerBises Célestine
Quel pied de te faire rêver, petite Emilie !
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Traverser la vie comme un touriste offre l'incroyable avantage de ne mettre l'accent que sur les choses et les événements de valeur. Laissant au reste un rôle de faire valoir, voir pas de rôle du tout.
RépondreSupprimerEt ne jamais oublier cet aphorisme vagabond qui illustre la supériorité de l'"Etre" sur l'"Avoir": "Il vaut mieux être touriste qu'avoir la tourista."
Ti bacio
Mort de rire
Supprimerj'adore ta conclusion
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Après t'avoir lue, c'est juré, je ne considérerai plus jamais le terme de touriste comme nécessairement péjoratif ;-) !
RépondreSupprimertant mieux, alors !
Supprimer¸¸.•*¨*• ☆